Les recours en titre ne sont qu’exceptionnellement recevables. Selon l’article 84a LTF, en effet, pour être recevables, ils doivent porter sur une question juridique de principe ou relever d’autres motifs d’un cas particulièrement important (art. 84 al. 2 LTF). Le Tribunal fédéral avait précisé dans sa jurisprudence qu’un cas particulièrement important se présente lorsque, par exemple, l’instance précédente s’est écartée de la jurisprudence du Tribunal fédéral ou que la cause concerne une affaire de portée exceptionnelle ; en revanche, l’article 84 alinéa 2 LTF ne peut servir à faire vérifier l’application de la loi ou de la jurisprudence par le Tribunal administratif fédéral lorsqu’elle se limite à un cas particulier.
Pour faire déclarer la recevabilité de son recours dans la cause 2C_198/2026, l’Administration fédérale des contributions soutenait que l’instance précédente n’avait pas tenu compte de la jurisprudence du Tribunal fédéral posée dans deux arrêts au sujet du principe de subsidiarité (voir notamment nos blogs des semaines 50/20 et 43/25).
Le 24 avril, le tribunal a déclaré le recours irrecevable, la recourante n’ayant pas démontré que les juges précédents s’étaient volontairement écartés de cette jurisprudence ou qu’ils avaient choisi de changer cette pratique, le seul reproche d’une application erronée de cette jurisprudence ne suffisant pas. De plus, la recourante n’avait pas démontré en quoi l’application critiquée de cette jurisprudence était susceptible d’avoir une incidence majeure sur la conduite de toutes les procédures d’assistance administrative en cours et à venir. Enfin, le fait que l’arrêt attaqué eût abouti au retranchement de certains des renseignements demandés n’était non plus pas une circonstance propre à faire de la cause un cas particulièrement important qui justifiât l’entrée en matière par le tribunal.